0
0 Dans Vie de couple/ Vie de femme

Rester ou partir ?

Lorsque mon mari et moi nous nous sommes rencontrés, il ne nous a pas fallu beaucoup de temps avant de se marier. Nous étions amoureux et nous avions su combler beaucoup de choses dans la vie de chacun. Et pourtant, nos premières années de mariage ont été frappées par plusieurs épreuves. Et j’ai fini par remettre en cause notre mariage. Plusieurs questionnements me trottaient dans la tête, je me disais (entre autres) qu’en fait, on avait précipité les choses, que finalement on n’avait pas grand-chose en commun, etc. Selon moi, je ne m’étais pas mariée pour vivre des moments difficiles mais pour, au contraire, avoir une meilleure vie que celle que j’avais en étant célibataire ! Je me répétais « ok, on s’est promis « pour le meilleur et pour le pire », mais tout de même, pas le pire tout de suite ! »

La lutte des pensées

Avec les années donc, les papillons dans le ventre ne se ressentaient plus, j’avais même la sensation de ne plus avoir de « sentiments » pour lui tellement le poids des épreuves m’avait écrasé. À peine on se relevait d’une épreuve, qu’une autre nous tombait dessus. J’étais à bout…Je me sentais seule, incomprise, trahie. Nous n’étions plus sur la même longueur d’onde. J’avais perdu confiance et mes repères s’étaient effondrés. Et lorsque l’idée du divorce avait pointé son nez, je me retrouvais face à une décision à prendre : rester avec lui ou le quitter.

Cette prise de décision a été un calvaire. J’étais torturée à l’idée de soit conserver cette sensation de boulet à mes pieds, faire semblant devant nos enfants, faire bonne figure pour la famille et rester dans une relation qui me bouffait à petit feu. Soit, partir, avoir la possibilité de rebâtir ma vie plus tard mais faire vivre un divorce aux enfants et être honteuse d’avoir échoué.

Le Seigneur me disait que le divorce n’était pas une option. Mais, honnêtement, à ce moment là, s’en était une pour moi. Je me souviens de tous ces moments d’incompréhension, de déchirement, où j’avais même l’impression que Dieu ne me comprenait pas ! Tellement de pourquoi résonnaient dans ma tête !

Certains amis de l’époque m’encourageaient à le quitter, en me disant que si je n’étais pas heureuse, je pouvais décider de refaire ma vie. Qu’il fallait suivre mes sentiments, qu’il était préférable de partir plutôt que de souffrir davantage. D’autres, au contraire, m’encourageaient à persévérer et à m’accrocher.

La décision

Lors d’un moment d’intimité avec le Seigneur, il m’a clairement dit deux choses : la première, « ton obéissance vaut mieux que ton sacrifice ». Et la 2ème, « la fin d’une chose vaut mieux que son commencement. » Mais malgré tout, j’étais découragée. Avec le recul, ces mots semblent clairs, mais à l’époque, je les percevais très lourdement.

Quand j’ai finalement pris la décision de rester et de me battre pour mon mariage, les amis qui m’avaient encouragé à le quitter m’ont traité de faible, de lâche. Selon eux, je n’avais pas le courage de le quitter par peur d’être seule et de ne pas être capable de me débrouiller.

Au fond de moi, je savais qu’ils avaient tort, car la décision de partir aurait, au contraire, était la plus facile, même si elle n’était pas sans conséquence. Pour mon cas, rester était le choix le plus dur à faire. Je devais rester, certes pour les enfants, mais surtout par obéissance au Seigneur, alors que rien ne me donnait envie de rester aux côtés de mon mari. Je devais agir non pas par ma volonté, mais par la Sienne. Je devais mettre de côté mes désirs et Lui faire confiance.

Je devais faire le choix d’aimer mon mari en dépit des circonstances…Je devais être obéissante au Seigneur…

Le combat

Ce combat n’a pas été facile, crois-moi. Moi qui pensais que le Seigneur allait « transformer » mon mari, en fait, Il a travaillé en moi. Certes, il travaillait aussi sur mon mari, mais l’essentiel du travail était dirigé vers moi (hahaha, la belle arnaque me disais-je !). En fait, avec les saisons, au lieu de garder mes yeux sur les imperfections de mon mari et sur ce qu’il devait changer, je me suis mise à travailler sur moi, sur mes blessures, mes manquements, etc.. Et ça a été une aventure extraordinaire avec le Seigneur !

Je ne te cacherais pas que chaque jour était un combat, mais avec des intensités différentes. Beaucoup de frustration, de colère, de tristesse, et parfois, avec une volonté plus grande d’abandonner. Eh oui, pour reprendre les mots de Margaret Thatcher :

« Tu devras peut-être (sûrement même) mener une bataille plus d’une fois pour la gagner ».

Mais la victoire existe et chaque pas que tu fais te conduit à cette victoire.  

Peut-être qu’en ce moment, tu as l’impression que ton mariage n’est qu’un échec. Peut-être que tu ne vois même plus comment les choses pourraient s’arranger dans ton couple. Tu es peut-être face à un choix dans ta relation : Rester ou partir ?

Avant toute décision, places Dieu au centre. Ne te fie pas seulement au tableau noir devant toi. Sois à son écoute. Même si tu as la sensation que tu es seule à te battre dans cette relation, si tu t’en remets au Seigneur, Il te donnera la force de continuer. Il sera à tes côtés. Oui, il y aura des moments difficiles. Oui, tu auras plusieurs fois envie d’abandonner. Mais sache que Dieu peut ranimer ce qui est mort. Il a la puissance de raviver ton foyer, tout comme il l’a fait pour nous.

Cette question de « rester ou partir » peut revenir, tant pour ton couple, mais aussi pour toute situation que tu peux vivre dans ta vie. Rester ou quitter cet emploi ? Rester ou fuir cette relation adultère ? Rester ou mettre fin à cette amitié ? Rester ou partir du pays ? ….

La réponse ne sera pas toujours de rester. Parfois, le Seigneur te demandera de partir. Mais place ta confiance en Lui, même si tu ne sais pas où tu vas. Il précède tes pas.  

Sois bénie,

Inscrivez-vous à la newsletter!

Vous pourriez aussi aimer

Pas de commentaires

Laisser une réponse